C’est un fait, la crise est mondiale. A en croire nos interlocuteurs éclairés, la crise se fait déjà sentir et leur donne des sueurs froides.

En effet, plusieurs usines auraient déjà fermées leurs portes, les sociétés occidentales souhaitant avant tout préserver leurs emplois nationaux. Par ailleurs les khmers sont inquiets d’un possible ralentissement de l’économie lié à plusieurs facteurs : réduction des aides des pays riches, diminution du tourisme et de l’expatriation, baisse du dollar. Enfin, les investissements privés commencent très nettement à diminuer ce qui se traduit, par exemple, par un arrêt ou un ralentissement des très nombreux chantiers de construction d’habitations et d’immeubles d’affaires que l’on peut croiser partout dans la capitale.

Pour nous, les effets se font discrètement sentir. Si le taux de change dollar/riel n’a pas changé (1USD = 4100 Riels), nous essayons autant que possible de suivre le taux de change Euro/Dollar pour nos retraits d’argent.

Quoi qu’il en soit, les responsables locaux que nous côtoyons ne cachent pas leur inquiétude et leur pessimisme. Dans un pays pourtant habitués aux situations précaires, cet état d’esprit n’est pas pour nous rassurer quand à l’avenir économique proche du pays. Gageons que l’esprit débrouillard khmer permettra au pays de contourner les difficultés et se sortir de cette situation sans trop laisser de pan de chemise… !

SC